GALERIE D'ART ROBERT LECLERC
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Des rendements de 700 % sur le marché de l'art

6 décembre 2010 | 07h08

Carl Renaud
Argent

L'acquisition d'œuvres d'art peut s'avérer un excellent véhicule pour diversifier son portefeuille d'investissement. Les tableaux et les sculptures génèrent parfois des rendements supérieurs à ceux des marchés boursiers ou de l'immobilier en plus de procurer des avantages fiscaux.  

 

 

 

Tableau du peintre René Richard

Certains collectionneurs ont doublé leur investissement au cours de la dernière décennie pendant que d’autres enregistraient des rendements de 700% selon des galeristes. Au même moment, les investisseurs boursier et immobilier ont dû se contenter de performances beaucoup moins lucratives.

L’indice TSX de la Bourse de Toronto a crû de 53 % entre décembre 2000 et décembre 2010 alors que le prix des maisons a grimpé de 94 % au pays de décembre 2000 à décembre 2010 selon l’indice Teranet de la Banque Nationale.

En 2008, un client du galeriste a empoché un profit important en vendant pour plus de 800 000 $ une toile de Marc-Aurèle Fortin. Le tableau avait été acquis 100 000 $ une dizaine d’années plus tôt.

Pour faire beaucoup d’argent il est préférable de miser sur de jeunes artistes. Comme en immobilier c’est lors de l’achat qu’on fait son profit », analyse Vincent Beauchamp.

Le galeriste croit que le potentiel de croissance des artistes de la relève est supérieur à celui des grands maîtres. «Au-delà d’un certain prix, l’appréciation se fait beaucoup moins rapidement. Un René Richard qui valait 2000 $ dans les années 1980 s’échange aujourd’hui à 40 000 $, mais ce n’est pas vrai qu’il va en valoir 45 000 $ l’an prochain», prévient M. Beauchamp.

De son côté, Robert Poulin n’est pas un disciple du profit instantané. «Il faut d’abord acheter pour se faire plaisir. Un tableau c’est une jouissance dans une maison», clame le collectionneur qui se concentre sur les artistes contemporains même s’il apprécie le travail des grands peintres reconnus.

Un investissement pour toutes les bourses?

Le fait que des tableaux de grands maîtres comme Riopelle ou Borduas se transigent à plusieurs centaines de milliers de dollars et parfois même à plus d’un million ne signifie pas que les œuvres d’art sont le privilège exclusif des gens nantis.

La clientèle des galeries d’art se compose également de collectionneurs issus de la classe moyenne. «Nous avons été parmi les premiers à offrir le financement à la semaine. C’est un outil qui permet de démocratiser l’achat d’œuvres d’art», affirme Vincent Beauchamp.

Robert Leclerc    artiste peintre


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